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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:19

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         La Terre, ou Matéria Prima, est la semence du Ciel. Née après le Chaos, elle est la base de tout fondement, celle de qui nous sommes issus et vers qui nous retournerons. Celle qui nourrit et sera nourrie par nous après notre mort.

Elle est à la fois accueillante et inhospitalière, précieuse et à maudire, pleine de richesses pour qui sait voir et entendre, mais repliée sur elle-même et gardant au plus profond de ses entrailles les secrets de la vie. Une vie aux multiples rebondissements, sinueuse, ascendante et descendante. Spirale infernale et céleste qui aspire goulument dans le cœur de sa tourmente l'innocent nouveau-né qui, dès sa venue au monde, perd aussitôt sa pureté.

La Terre, dont les lignes, courbes et escarpements charment ou effraient le regard. Séismes, collisions, soulèvements, déchirures, la Terre vit, respire et se révèle. Volcans, montagnes, gouffres, plateaux, champs, combes, cavernes et cols, la Terre porte les cicatrices d'innombrables blessures et fractures qui forcent le respect et l'admiration. On est fasciné par tant de beauté et de pureté, écrasé par tant de violence et grandeur, apaisé par sa sincérité.

         Qui n'a pas ressenti cette délicieuse sensation de bien-être et de sérénité en marchant pieds nus sur la terre humide et fraîche ? L'impression de se ressourcer et se régénérer à son contact est d'autant plus grande qu'on s'abandonne et se laisse envahir et submerger par les ondes bénéfiques qu'elle propage.

Est-ce trop s'avancer que de suggérer alors l'amour, au sens le plus noble et le plus pur du terme ? Un amour absolu qui s'exprimerait en inondant nos cœurs et âmes, sans que nous ayons la plus petite explication rationnelle à ce phénomène étrange dont la manifestation est l'intense et non-maîtrisable sentiment de puissance, la justification incontestable de notre existence, de notre présence sur Terre ici et maintenant ?

         Si l'on est attentif et concentré, si l’on s’ouvre et se laisse guider par nos sens, on peut être grisé par son odeur, captivé et bouleversé par ses paysages et ses couleurs changeantes, dérouté par son goût âpre, séduit par sa fluctuante texture, troublé par ses murmures et saisi par ses grondements. Le cœur de la Terre palpite, son esprit nous pénètre, et la quintessence de son âme est contenue dans un simple bourgeon et se manifeste dans une explosion de corolles ouvertes, de blés ondoyants et dans le premier souffle du nouveau-né.

         Terre de nos ancêtres emplie de leur poussière, gorgée du souvenir de tous ceux qui nous ont précédés depuis la naissance de l'humanité, elle est le réceptacle bienveillant qui s'ouvre et accueille en son sein, et sans sourciller, les restes inanimés d'un fugace passage au soleil de l'existence. Elle est le tombeau catalyseur qui, dans son humide froideur, couve et nourrit le germe d'une nouvelle vie avant de l'expulser avec la promesse d'un inévitable retour. Pas même le temps d'un clignement d'yeux, et la vie s'interrompt et se régénère sans cesse.               

Jadis, la plupart des initiations, en vue d'élever l'âme jusqu'à la subtile perception du Sacré, débutait par l'épreuve de la Terre. Avalé par une bouche géante, et après avoir emprunté un dédale de galeries, l'aspirant débouchait dans une caverne. Accès aux mondes souterrains où le jour et la nuit se confondent, elle permettait l'introspection hors du temps terrestre. L'homme prenait ainsi véritablement conscience de lui-même, mourait et renaissait en se purifiant. En véritable athanor, la caverne réalisait alors la première phase du Grand Œuvre : la Putréfaction réalisée dans l'Œuf philosophique avant la naissance du nouvel homme.

Ancien lieu de culte de l'humanité, c'est par elle qu'on descendait aux enfers. Elle était, dans la mythologie européenne, la demeure des gnomes et dragons, gardiens de trésors. Très souvent, elle était le lieu de naissance des dieux et héros.

         Gigantesque réceptacle d'énergie tellurique, condensateur de forces, caisse de résonance, la caverne est médiatrice entre ciel et terre. Et lorsque la stalagmite rejoint la stalactite, l'on dit que se forme le pilier du monde, celui qui relie le bas avec le haut. La caverne symbolise l'inconscient et ses profondeurs labyrinthiques, et tout à la fois le sommet de la conscience et l'élévation de l'âme.

La Terre, ventre maternel où tout se fonde et se vit à la lumière des mondes cosmiques et divins, est la matrice où nous semons notre graine de spiritualité et dans laquelle nous nous nourrissons. Tout est en elle et tout viendra d'elle. De même, nous sommes le réceptacle de notre moi et la matrice de notre futur. Ce qui naîtra sera issu de nous-mêmes : Nous sommes notre terre.

J’ajouterai que cet élément essentiel à la pérennité de notre existence, tout comme les 3 autres, est en danger. Malgré les appels incessants, insistants, et de plus en plus intenses de la nature, nous faisons la sourde-oreille. L’altération, voire peut-être la destruction, de la Terre entraînera la programmation inévitable de la nôtre. Serons-nous alors déchus de notre qualité d’êtres humains pour avoir été ignorants et orgueilleux, et chuterons-nous encore plus bas ?

 

D.C.

  Entrez dans ma demeure :

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:19

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SOL INVICTUS

 

Nous approchons à grands pas du solstice d’hiver. La nuit la plus longue de l’année, glacée, hautaine et impitoyable. Et pourtant…

Dans la bible, il est dit que Dieu créa la lumière et la sépara des ténèbres. Dieu appela la lumière "jour" et les ténèbres "nuit". Il y eut un soir et il y eut un matin. Premier jour. Au quatrième jour, Dieu créa le grand luminaire pour éclairer et commander au jour, et le petit luminaire pour éclairer et commander à la nuit. Viendra ensuite la vie animale et humaine. Ainsi, quelques jours séparent la lumière et le soleil. Ce dernier vient en complément de la lumière afin de mieux appréhender celle-ci. Le soleil est donc synonyme de connaissance. Le soleil céleste, divin, est à l'origine de la clarté de l'esprit par rapport au soleil terrestre soumis aux cycles de fécondation. 

Le soleil, principale source d'énergie, de lumière et chaleur a permis la vie sur terre et son culte a des origines aussi anciennes que celles de l'homme. Pour n'en citer que quelques-uns, les Aztèques offraient en sacrifice des milliers de prisonniers de guerre dont ils arrachaient le cœur pour nourrir le soleil, afin de lui donner la force de se lever chaque jour. Pour l'Egypte ancienne, le soleil traversait le jour sur une barque, puis était avalé la nuit par le serpent Apopis, avant de triompher sur le maléfique et ressusciter chaque matin. Les obélisques représentaient les rayons du soleil, tout comme les pointes des couronnes en or de monarques anciens.

Le dieu Mitra était un dieu védique dont la naissance concordait avec le solstice d'hiver. Son complémentaire était Varuna. Le premier incarnait le jour, était bienveillant, amical, réfléchi, lumineux, et proche de notre monde. Le second incarnait la nuit, était redoutable, justicier, agissant, ténébreux, et de l'autre monde. La paix solaire était opposée à la violence nocturne.

Mithra, le Sol Invictus, fut imposé dans l’empire romain comme un dieu souverain, unifiant ainsi le peuple. Il était le gardien de l'ordre social, fêté au solstice d'hiver, jour de naissance du soleil. 

L'arrivée de la chrétienté a quelque peu bouleversé ces croyances et Mithra fut récupéré par l'Eglise qui l'absorba en faisant du 25 décembre Noël, la fête de la naissance de Jésus.

Toutefois, les coutumes païennes ont longtemps perduré. Les hommes allumaient des feux d’été à la gloire du soleil auquel ils prêtaient des pouvoirs. Tourner, danser autour du bûcher de la st Jean d’été avaient un sens quasi magique. Certains jetaient des pierres avant de les récupérer, purifiées par les flammes, et les enfouissaient ensuite dans la terre afin que celle-ci devienne féconde et généreuse. D'autres rentraient chez eux avec un tison encore fumant et garant d'une protection contre les mauvais sorts jusqu'aux feux de l'année suivante. Sauter au-dessus des flammes assurait jeunesse et longévité.

Aujourd'hui encore, les hommes fêtent la puissance et la lumière du soleil au solstice d'été (sol : soleil - sister : s'arrêter). A la St Jean d'été, la présence divine du soleil est la plus marquée. Elle est lumière et donc connaissance intuitive, immédiate. Symbole du jour, le soleil est le maître de l'activité consciente, de l'action. Il est énergie et vitalité, force, fertilité, indépendance spirituelle et physique. 

Fêter le soleil, c'est reconnaitre la suprématie de la lumière sur les ténèbres, la vie sur la mort. Chaque jour, il nous accompagne, et sa place dans le ciel permet d'éclairer et colorer chaque chose et être différemment. Par un jeu d'ombre et de lumière, il donne leurs réelles dimensions. 

En astrologie, sa position dans le ciel de naissance est le point de départ d'un individu. Le soleil est la base, la lumière qui éclaire les autres planètes et détermine ainsi leurs positions. Le signe astrologique qui en ressort assignera ainsi la place de l'individu dans la nature, et lui attribuera les supposées tendances représentant son idéal conscient, le sens de sa vie, ses désirs, ses aspirations.

Dans le tarot, l'arcane du soleil porte le chiffre 19. Il est composé du 1 l'unité divine, et du 9 représentant la transmutation et l'achèvement de la phase finale. Opposition et rencontre du début et de la fin. C'est l'évolution où la création ne cesse d'être. Sur la carte, le soleil exprime le bonheur de celui qui sait être en accord avec la nature. Il est amour, rayonnement, chaleur, élévation, vie. Il inonde de son éclat un couple représentant la passion unie à la raison. C'est aussi l'âme épousant l'esprit dans le petit univers de notre individualité afin de ne faire qu'Un dans l'harmonie d'une humanité perfectionnée. La transmutation est enrichie du soleil lumineux spirituel. Il est ainsi l'intelligence cosmique qui préside aux Mystères. 

Mais si le soleil éclaire ceux qui cherchent avec sincérité, ceux qui se dépassent pour être au service de l'humanité, il foudroie aussi ceux qui avancent guidés par une âme obscure. Ainsi, si l'arcane du soleil est tiré à l'endroit, il en résultera du positif, un état de joie et plénitude intérieure, le succès. Par contre, si le tirage est à l'envers, il en résultera du négatif, l'obscurité, la tristesse, la discorde, les conflits, la solitude. Si l'on croit le tarot divinatoire, le tirage est par conséquent le rayonnement de la pensée, de l'intelligence et des sentiments.

Bien que certains peuples le considéraient comme un principe féminin, le soleil, d'une façon générale, est un principe masculin et actif. Il est associé à l'image du Père cosmique. En alchimie, tout comme l'or qui, par son éclat, représente son cœur brulant et pénétrant, le soleil est représenté par un cercle avec en son centre un point. Celui-ci fait référence à l'intérieur avec tout ce qui gravite autour. Associé au cœur du monde, le soleil est représenté parfois au centre de la roue du zodiaque. Sa lumière rayonnante est la connaissance de l'esprit. C'est le centre spirituel primordial. Ainsi, le soleil est donc à la fois le centre de notre système solaire, mais aussi symboliquement parlant le centre de notre être, notre source, notre lumière intérieure et son rayonnement. 

Et pourtant… 

Les jours raccourcissent et les nuits deviennent propices à la connexion avec notre âme. Nous nous enfonçons dans les ténèbres en paix afin de couver et nourrir ce feu intérieur qui éclaire tout notre être.

 

Sol invictus, le soleil sera invaincu !!!

 

D.C.

Et n'oubliez pas de visiter la page de mon roman qui arrive à grands pas...

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:18

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Elle est rosée du matin, sève nourricière, les eaux substantielles et originelles dans lesquelles nous avons baigné. On la surprend dans le désert, la recueille dans la sueur et les larmes.

Libre et sans attaches, l'eau suit le courant ou la pente. Elle s'insinue partout, va dans tous les sens. Elle est Sagesse, l'eau fluide qui s'adapte à toutes les formes sans jamais les contrarier. Tout comme le Sage, dont le cœur est comparé à un puits, une source, et dont le caractère épouse les difficultés de la vie pour mieux les dépasser. 

        Elle est symbole de fécondité et de fertilité. Elle est maternelle, et l'homonymie Mère-Mer n'est en rien due au hasard. Les poètes ont chanté sa sensualité et l'ont prise pour maîtresse. Elle est leur muse. Ainsi ils lui font suivre le cours de leurs inspirations, et entraînent le lecteur dans un courant émotionnel au gré de leurs fantasmes. Elle coule sous leurs plumes au rythme de leurs désirs, de leurs passions. 

Elle est, pour eux, tour à tour violente, impétueuse, ruisseaux limpides, lacs argentés et paisibles, puits profonds, ondes bénéfiques, rires cristallins de cascades rafraichissantes ou sanglots furtifs de pluies mélancoliques.

Les poètes décrivent ainsi les détours de l'eau et de l'existence humaine, de l'amour, des sentiments, et déposent aux creux de ses méandres les réalisations des possibles ou les soupirs de rêves inaccessibles. 

L'eau est donc à la source des rêves. Elle est née sous le signe de l'imaginaire et de la lune qui commande aux marées. Elle est parole de songes que les humains ne maîtrisent pas. Elle est une porte qui ouvre sur les fantaisies de l'imagination, et permet de rendre visite à l'inconscient dont les motivations secrètes et inconnues suivent le sinueux tracé d'une rivière souterraine dont les eaux noires et mystérieuses abritent l'âme. 

Rechercher celle-ci implique une plongée vertigineuse dans les profondeurs abyssales d'un Moi intime et caché. La relation confiante, sans complaisance et en toute intelligence de l'âme avec ce dernier est représentée par une eau calme, limpide et transparente, une eau pure. Sublime connexion baignant dans les eaux célestes. A contrario, les remous provoqués par la violente opposition du Moi et de l'âme feront surgir la vase et la boue d'une eau stagnante et putrescente.

L'eau se réfère ainsi à l'âme, et parle au cœur. Elle est sensibilité et émotivité. Elle porte en elle des valeurs profondes et communes dans une dimension sacrée. Elle alimente toutes nos angoisses, nos espérances, et renvoie l'Etre face à lui-même.

L'eau est ainsi le miroir de l'homme qui pense, et elle le guide vers la conscience de soi, ou la raison. Elle est le miroir de l'âme, mélange d'eaux putrides, flots dévastateurs, rivières majestueuses, cours inexplorés et mers infinies. Elle est la nourriture spirituelle de l'âme en soif de vérité, d'amour, de connaissances, autant de besoins vitaux pour une destinée humaine aux origines divines.

 

D.C.

Ecrit dans le cadre du thème de "L'eau" proposé par le groupe d'artistes "Les + du paf/Portail Artistique Français".

Communauté qui regroupe les artistes en tout genre. Cliquez et voyez...

http://www.facebook.com/groups/257178987733382/

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 15:03

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Plus besoin de sortir de chez soi pour rencontrer des amis, discuter et rire avec eux, débattre, échanger, partager, … un simple clic sur le clavier de son ordinateur et le contact est établi.

Plus fort, une icône apparaît et l’ami(e) d’un(e) ami(e) nous prie de devenir son ami(e). Des suggestions nous sont faires pour étendre notre réseau d’amitiés quand ce n’est pas nous qui allons piocher chez les ami(e)s de nos ami(e)s, et…  

Bienvenue dans un monde qui n’a rien à voir avec la logique mathématique.

Monde virtuel dont la science inexacte échappe aux lois de la physique et dépend de la structure de l’esprit humain (relativité). L’espace est aboli, le temps est déréglé, le concret laisse place à la chimère, le virus se propage et la réalité pensante s’altère (haltères…mdr) à la culture physique intensive des doigts…

« Je pense donc je suis » Descartes !!! Mais qui sommes-nous vraiment ?

Simulation de vérité, dissimulation, variables aléatoires de la loi des grands nombres dans le calcul des probabilités : sur le nombre de nos ami(e)s, combien sont de faux-amis ?

Les lois de l’hospitalité endorment notre méfiance et face-book se charge des présentations.

Monde virtuel, vire-tue-elle ou il, monde instable dans lequel il ne faut pas confondre amis avec connaissances…

Hé ! Hé ! Je me suis amusée avec cette petite réflexion sans prétention aucune, et je suis toujours l’amie de mes ami(e)s.

D.C.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:14

                                                                       DSC00185

Je n’ai pas eu le temps d’écrire

Puisque j’ai lu tout à loisir.

Je vous livre ici mes plaisirs

Pour vous en donner le désir…


Quatre livres m’ont passionnée pendant mes vacances :

« Entendez-vous cette chaleur jaune ? » le deuxième recueil de Laétitia Gand.

Déjà le titre parle à nos sens et la préface est de Robert Notenboom ! C’est dire !!!

La plume de Laéti s’envole et trace dans le ciel des possibles des phrases magiques qui résonnent dans nos cœurs.

Emotion, puissance, légèreté, ses mots apaisent les maux, révèlent la beauté, provoquent, accusent ou aiment tout simplement.

- Un coin de paradis - Persécution - Le noël d’Arsène - etc… m’ont chavirée

« Ah ! Saluons la liberté d’expression

   Qui se prend des coups sans raison. »

« Alors ce jour,

   Tu sauras que j’ai pensé à toi,

   Sans rien attendre en retour

   Si ce n’est ce partage magique entre toi et moi. »

Une pause poétique à laquelle je vous invite…

 

« A l’abri des regards » de Martine Mollon.

Courtes nouvelles aussi riches qu’inattendues, amusantes et terrifiantes.

Le facteur, Marguerite, Flore et ses cochons, etc… m’ont désolée, m’ont fait frémir, rire et espérer.

Les mots coulent comme une eau rapide, joyeuse ou encore mystérieuse.

Je me suis régalée et je vous conseille vivement de ne pas bouder votre plaisir…

 

Je me suis laissé porter par « Le déploiement d’ailes » de Christophe Marmorat.

(3ème tome de la série Ancrage, écriture musicale)

Sans écouter la musique, je l’ai imaginée sans peine pesante et angoissante, enfiévrée ou encore légère et insouciante.

La solitude, la guerre, la mort et l’amour valsent au rythme des émotions que suscitent les écrits de Christophe.

Outre la beauté de ses textes, j’ai fortement apprécié sa vision de la femme et la délicatesse et la retenue avec lesquelles il l’approche.

J’ai adoré « l’amour ou l’amitié ». Le désir suinte à travers les mots et la sensualité s’exhale comme une fragrance évanescente mais voluptueuse.

« Je caresse tes cheveux,

   Ma main libère ton parfum. »…

 

Enfin et toujours de Christophe Marmorat : « La parole des anciens ».

La découverte des personnages se fait à travers des réalités initiatiques proches des rêves prémonitoires.

Je me suis envolée dans les bras d’un chasseur, j’ai navigué auprès du grand Orque des Océans, connu l’inspiration du peintre et capté le mystère de la femme.

Entre vérité et onirisme, j’ai voyagé en toute liberté et reconnaissance.

J’ai adoré « Les racines » et l’ouverture de sens inexplorés que ce texte m’a inspirée.

« Un cadavre exquis » révèle la part monstrueuse et pourtant humaine de chacun d’entre nous.

Je ne saurais que vous conseiller de découvrir cet auteur…

 

D.C. Août 2012

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 08:52

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Flirter, verbe désuet !!!

Pour les jeunes d’aujourd’hui, il ne s’agit que d’évoquer des amourettes chastes du temps passé. Une main qui effleure furtivement une autre avant de se retirer précipitamment en tremblant, un regard langoureux mais fuyant à l’accroche de celui de son cœur, une ballade romantique, un ciné ou un restaurant à deux (chandelles comprises)… Une émotion fanée, une relation jaunie comme d’anciennes photos, un coucher de soleil fatigué…

Eh ! Minute papillon ! Il y a une nouveauté : flirter sur internet !

Là, il n’y a plus d’âge, plus d’émotions vieillottes visibles, plus de tremblements ni de rougeurs. Les mots s’échangent mieux que des regards et s’expriment à la vitesse d’un pianiste exécutant une symphonie prestissimo. Toutes les notes sont jouées : sourires enjôleurs, clins d’œil, appels du pied, soupirs et livraisons à domicile de fleurs musicales…

Pas de jugement car chacun avance à couvert. Presque tout est permis et les non-dits s’entendent aussi sûrement que déclamés tandis que les sous-entendus s’étoilent de smileys.

L’imagination aidant, une simple amitié peut se transformer en un flirt virtuel qui révèle et enflamme l’instinct de séduction. La photo du profil, même si le portrait de l’internaute est caché, semble vouloir dire : « Pas touche ! » (ou Ste Nitouche. Quoique…), « Pourquoi pas ? » ou encore « C’est ouvert ! ».

Mais tout est cloisonné et reste emprisonné dans l’ordinateur de ses aspirations, la reconnaissance de soi en tant que partenaire éventuel d’une relation amoureuse. Le flirt sur internet est une libération, un imaginaire restructurant, le débridage d’une libido contrôlée par les « qu’en dira-t-on » et les codes d’une société excluant les désirs extra-conjugaux et autres « péchés »…

Il n’en reste pas moins que ce ne sont que des mots (je passe sur les « et plus si affinités » car le stade du flirt ici est dépassé) mais les émotions qu’ils procurent sont bien réelles et actuelles…

Et je répondrai à celles et ceux qui méprisent ces sensations (les pincés du c*l et autres bigots ou encore les « bien-pensants ») que le flirt sur internet n’est pas méprisable et,ou condamnable et ouvre sur une relation humaine dans laquelle un soi intime existe dans l’autre, et vice-versa…

 

D.C.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 09:23

danièle

  Je suis allée à la rencontre de Jean-Pierre Maurice au salon du livre à Paris en mars dernier. Le titre de son essai "Les neuf piliers de la sagesse" m'avait attiré, et j'ai acheté ce livre après avoir eu une conversation des plus agréables et enrichissantes avec l'auteur. 

J'ai lu ce livre et j'ai été fascinée par les pensées des sages que JP Maurice a réuni dans son ouvrage. Certaines connues, d'autres moins ou encore totalement passées sous silence. Un chemin, en neuf étapes, que l'auteur retrace afin de nous faire découvrir ce que d'autres, avant nous, ont emprunté et laissé en héritage. 

La sagesse est à l'homme ce que le pouvoir de nous libérer est à la pensée.

Pour avoir découvert et apprécié cet essai, je le conseille à toutes et tous. Je l'ouvre souvent et je médite avec plaisir.

Le bonheur est sur notre route.


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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 09:25

danièle

Je suis née de la Terre et retournerai à la Terre.

J’ai grandi au soleil et bu à la source de la vie.

Je savoure à chaque instant l’air que je respire, qui sèche mes larmes, me transmet des odeurs ou me pousse vers l’Autre.

L’Autre, un second moi, un troisième, un énième moi, semblable, différent et indispensable à mon existence tout comme l’Air, l’Eau, le Feu et la Terre.

Terre, poussière d’humus, humilité, homme…

En tant qu’être humain, je suis un peu plus qu’un grain de terre. Mais ce petit plus ne peut m’être alloué car je ne suis, en aucune façon, à l’origine de ma noblesse.

Et si j’affirme ma dignité et voit ma propre grandeur, je reconnais aussi ma petitesse. J’avoue donc que, hormis mes fautes et mes manquements, rien ne peut m’être attribué à moi-seule.

Face à ce quelque chose qui me dépasse, infini, divin, absolu, et dont nous faisons tous partie, je resterai humble.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:39

danièle

 

A pas comptés, mesurés, on avance.

Un pas en avant et deux en arrière.

Encore trois devant et un autre à reculons.

Quelques chemins de traverse qu’on explore,

Puis on revient sur sa route.

Ça balance pas mal, mais on avance.

Face au soleil, notre ombre s’étire derrière nous,

Comme pour nous inciter à nous retourner,

Mesurer le chemin parcouru :

Le passé s’allonge tandis que le futur décline.

Bientôt la lune nous invitera au repos,

Et nous saurons alors si nous avons emprunté la bonne voie.

Quant au présent, il n’existe que le temps de douter et nous questionner.

Ne pas abandonner, serrer les dents, pleurer ou rire, mais avancer.

A pas comptés, mesurés…

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:39

danièle

Une délicate fragrance, un sourire fugitif, un mot ou un nom qui résonne, une musique ancienne, une silhouette entraperçue qui disparaît laissant son ombre nous désemparer un peu plus.

Et les souvenirs se précipitent à l’assaut d’une mémoire qui tente d’enfouir un passé qui n’existe plus.

Tout d’abord, une impression de déjà-vu. Avons-nous rêvé ? Avons-nous idéalisé une rencontre, un partage, un lieu, un temps ?

Les images se précisent, se colorent et se font fiévreuses et joyeuses, oublieuses d’un présent terne et monotone. Elles s’accrochent et tentent de forcer les portes de notre prison. Elles se parent de rose et de bleu, de rouge passion, de vert espérance et s’animent en une danse envoûtante.

Fantômes du passé qui surgissent d’un temps fané et que nous accueillons dans l’espace enfin libéré de notre esprit.

Souvenirs heureux, voyages intemporels aux confins de l’imaginaire, présent devenu confiant, libération de l’âme.

Il suffit de fermer les yeux et de se laisser aller…

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  • : Présentation de mon premier roman non encore publié "Le pyjama bleu". Je livre quelques extraits et sollicite vos critiques. En vous remerciant.
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